L'éditorial

60 ANS D'UNE BELLE AVENTURE


Le Tour de Picardie, créé en 1936 par le C.C. Creillois, détient dans le calendrier une date stratégique, puisqu'il s'insère entre les Classiques du printemps et les grandes courses à étapes.


Traditionnellement réservé aux routiers sprinters, il nous procure parfois quelques surprises avec les victoires de baroudeurs qui, favorables aux mouvements offensifs, viennent contrarier la meute des sprinters.


L'Estonien Janeck Tombak, vainqueur en 2005, appartient à cette race de coureurs, lui qui a empêché Tom Boonen de réaliser le doublé.


En 60 ans le Tour de Picardie a franchi toutes les marches du calendrier international. D'abord disputé dans le département de l'Oise, puis dans les départements de l'Oise et de la Somme, il se déroule actuellement dans les trois départements de la région, puisque l'Aisne permet au Tour de Picardie d'offrir une authentique épreuve picarde qui, au fil des années, sillonne l'ensemble des routes de la Région.


Cette évolution est le fruit d'une collaboration entre le Conseil Régional, les Conseils Généraux des trois départements et les organisateurs du Tour de France.


Pour ce 60e anniversaire, il est difficile de prédire qui succédera à Janeck Tombak. L'épreuve reste très ouverte et s'adresse une nouvelle fois aux attaquants, en préservant un équilibre entre les rouleurs, les baroudeurs et les sprinters. Ils seront donc encore nombreux à essayer d'inscrire leur nom au palmarès déjà prestigieux, de Blanchon, vainqueur en 1936, à Tombak en passant par Stablinski, Guimard, Thurau, Hinault, Duclos-Lassalle, Indurain, Vinokourov, Kirsipuu et Boonen.

Jean-François PESCHEUX