Paris-Roubaix 2006

Comuniqué de presse : 20/10/2006 - un nouveau secteur pavé dans le final

Paris-Roubaix

Cancellara passe un cap

 

© Jean-Christophe Moreau Les conversations d’avant-course ont en grande partie été alimentées par le retour de la Tranchée d’Arenberg au programme de Paris-Roubaix. Une fois nettoyée et « humanisée », serait-elle plus lisse, moins piégeuse ou juste différente ? Peu avant 15h00, le grand frisson a bien eu lieu, les mécaniques ont tremblé, les jambes ont souffert. Au bout des 2400 mètres, le tri était fait, seul un groupe de 17 costauds avait résisté aux pavés d’Arenberg, version 2006.

Le débat sur le plus redouté des secteurs pavés avait presque occulté les pronostics sur l’identité du vainqueur. Avec Boonen en immense favori, on allait surtout se battre pour les accessits ! Le champion du monde a bien été le chef d’orchestre de la sélection d’Arenberg. C’est pourtant un autre beau bébé, Fabian Cancellara, plutôt habitué à donner la réplique au maître des pavés, qui a porté le coup fatal. Une accélération dans le secteur de Camphin-en-Pévèle l’a dans un premier temps débarrassé de l’ogre belge. Puis dans le Carrefour de l’Arbre, un autre casse-pattes de légende, Cancellara a déposé son ultime concurrent, Vladimir Gusev. C’est en solitaire que le Suisse a pénétré sur le Vélodrome pour remporter sa première victoire sur une grande classique. Une leçon de pavés.




© Jean-Christophe Moreau