Valverde a surgi !
Le Mur de Huy est bien une curiosité du circuit mondial. L'effort à fournir n'y est pas long, mais il s'agit bien d'un calvaire : sur à peine plus d'un kilomètre, les organismes les mieux entraînés s'approchent du point de rupture. Avec ses passages à 19 % de dénivelé, l'exercice sélectionne les punchers les plus explosifs. Presque de l'haltérophilie !
Le peloton de la Flèche Wallonne a eu le loisir de s'y tester deux fois dans l'après-midi avant de procéder à l'hécatombe organisée. Alors qu'Arrieta et Finot avaient tenté l'évasion, Di Luca, puis Bettini, s'y sont montrés décontractés. Ce n'était qu'un vulgaire échauffement. Une fois le duo repris, Bettini encore, puis Basso ou Freire avec Moos, se sont agités. Alejandro Valverde était resté sage, discret : placé mais invisible. Au pied du Mur, il est pourtant avec les meilleurs. Les Espagnols y sont d'ailleurs beaucoup plus actifs que les Italiens, avec Astarloa, S. Sanchez ou D. Extebarria. Au plus fort de la pente, il a fallu désigner le plus fort du groupe : Valverde a surgi, déposé ses collègues et remporté la première grande classique de sa carrière. Déjà un modèle.

