Tour du Faso
Tour du Faso - Du 26 octobre au 6 novembre 2005
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La course
 
mercredi 26 octobre 2005
étape 1Kokologo > Boromo - 136 km   suivante
 
Rosen le malicieux
 
Il ne suffit pas d’être le plus fort pour porter le maillot jaune. Le cyclisme étant un sport de stratégie, et le Tour du Faso ne faisant pas exception à la règle, le Belge Stéphane Roosen, qui a eu la bonne idée de rafler en cours de route une bonne partie des bonifications en jeu, s’empare du maillot jaune bien qu’ayant terminé l’étape en deuxième position. Jérémie Ouedraogo, le champion du Burkina en titre, vainqueur du sprint final à Boromo, se contentera pour le moment du maillot vert.
 
Le film de l'étape
111 coureurs au départ

Grâce aux arrivées de dernière minute du Cameroun et de l’Angola, c’est avec 19 équipes, et un total de 111 coureurs, que le peloton du 19ème Tour du Faso s’élance de Kokologo. Sivere Ackermann inaugure avec panache la première participation de la Suisse en attaquant au kilomètre 3, mais cette première initiative ne dure pas plus de deux kilomètres. L’escapade de Vincent Viet au kilomètre 10 n’est pas beaucoup plus fructueuse.

Sawadogo se montre

Les tentatives groupées ne trouvent pas la formule non plus pour creuser l’écart, surtout que le premier sprint intermédiaire approche. C’est l’occasion pour le tenant du titre Abdul Wahab Sawadogo d’afficher ses ambitions en passant en tête, le Belge Roosen empochant ses premiers points. Dans la foulée, un groupe de 13 hommes, dont Sawadogo, se constitue une avance de 25’’. Mais la nervosité du peloton les empêche de prendre le large. Une échappée à 10 coureurs, puis 12, puis 15 et enfin 18, subit le même sort entre les kilomètres 68 et 77.

Le dernier sprint intermédiaire pour Roosen

C’est finalement Ă  31 coureurs que se fixe le groupe d’attaquants le plus efficace du jour. FormĂ© au kilomètre 80, il comprend tous les favoris du peloton, avec Sawadogo et sa garde rapprochĂ©e, mais aussi un certain Roosen, qui remporte le dernier sprint intermĂ©diaire du jour (km 102,5). Au-delĂ  de la conquĂŞte du maillot rose des « points chauds », il a dĂ©jĂ  six secondes de bonifications dans sa musette.

Ouedraogo, le nouveau sprinteur du continent

Au km 107, les plus vaillants ont reconstitué un peloton principal d’une soixantaine de coureurs. Le Burkinabè Saïdou Tall et le Camerounais Damien Tekou Fokou tentent une évasion, mais le duo est repris à 4 km de l’arrivée par une bande de sprinteurs prêts à en découdre. Le capitaine historique des étalons du Burkina, Saïdou Rouamba, ayant crevé dans le dernier kilomètre, la nation hôte est représentée par son héritier désigné, Jérémie Ouedraogo, réputé sur tout le continent pour sa puissance dans les dernier mètres. Malgré son efficacité indiscutable, il ne peut empêcher le maillot jaune de tomber dans les mains des Belges et précisément de Stéfan Roosen, deuxième de l’étape.
 
Le magazine
Une soirée pas comme les autres

Avant mĂŞme d’avoir entamĂ© ses premiers kilomètres de course, le Tour du Faso a dĂ©jĂ  commencĂ© par battre des records, interpeller son public, jouer avec les nerfs de ses participants et surprendre ses organisateurs. La cĂ©rĂ©monie de prĂ©sentation des Ă©quipes, exercice dont le protocole limite souvent les improvisations, a ainsi pu virer par moments au vaudeville. L’avant course de cette Ă©dition 2005 avait fait l’objet de quelques innovations. D’abord parce que les Ă©quipes venant de Paris ont Ă©tĂ© invitĂ©es Ă  voler avec un jour d’avance par rapport aux autres annĂ©es : un dĂ©tail d’intendance qui aura nĂ©anmoins son importance dans la suite de l’histoire. Ensuite, parce qu’un petit dĂ©filĂ© des coureurs dans les rues de la capitale a Ă©tĂ© programmĂ© avant leur passage sur le podium de la Maison des Peuples.

Mais le vol 2J 300 d’Air Burkina, en partance d’Orly sud pour Ouagadougou, a modifiĂ© la donne de cette soirĂ©e d’ouverture. Pour cause de surcharge, une bonne partie des bagages des passagers sont restĂ©s bloquĂ©s sur le tarmac, en attendant un rĂ©acheminement ultĂ©rieur. Avec une soixantaine de baluchons manquants, les coureurs europĂ©ens et japonais embarquĂ©s dans cette galère se sont donc retrouvĂ©s dĂ©pourvus de vĂ©los, de pĂ©dales, de casques ou de cuissards selon que la pioche Ă©tait bonne ou mauvaise. A ce petit jeu, c’est l’équipe Suisse, invitĂ©e pour la première fois sur l’épreuve, qui a Ă©tĂ© la plus poissarde : « pour l’instant nous n’avons ni nos vĂ©los ni nos affaires de rechange, mais ce n’est pas bien grave. On va en profiter pour aller s’acheter des brosses Ă  dents neuves et nous verrons bien la suite demain », plaisantait Chantal Fedele, une habituĂ©e du Tour qui encadre cette annĂ©e les Helvètes.

Le Cameroun et l’Angola dĂ©barquent !

Reste que le programme des festivités a été revu à une version dépareillée, la parade étant naturellement réservée aux formations capables de se présenter sur la place de la Nation avec des bicyclettes en état de marche. Pour les autres, qu’ils soient Bretons ou Suisses, des polos d’emprunt assortis à des jeans feraient très bien l’affaire. Après tout, l’essentiel restait tout de même d’accueillir sur scène les coureurs d’un peloton dont on avait encore du mal à définir les contours, en espérant qu’il aient récupéré pédales et cuissards en temps et en heure.

Après les mĂ©saventures des Ă©quipes europĂ©ennes, ce sont les Africains qui ont fait perdre leur latin aux maĂ®tres de cĂ©rĂ©monie. Les Lions du Cameroun, qui n’avaient laissĂ© que quelques nouvelles peu encourageantes la semaine prĂ©cĂ©dente, allaient ils jouer l’ArlĂ©sienne comme l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente ? Et les Angolais, qui opposaient un silence radio Ă  toutes les relances depuis plusieurs semaines, seraient-ils au rendez-vous ? Au moment mĂŞme oĂą Jean-Claude HĂ©rault, directeur gĂ©nĂ©ral de la course, se posait Ă  voix haute la question dans son discours inaugural, l’avion des Angolais se posait au Burkina. Le dĂ©tour par Lisbonne, puis Dakar, explique en partie le retard injustifiĂ© ! Dans la foulĂ©e, les Camerounais faisaient une entrĂ©e triomphale dans la Maison des Peuples.

Au total, alors que l’on envisageait une course avec 16 Ă©quipes (le BĂ©nin et le Togo devaient constituer une Ă©quipe mixte), dont la moitiĂ© privĂ©e de matĂ©riel , ce sont finalement 19 Ă©quipes qui ont pris le dĂ©part de Kokologo pour la première Ă©tape : record battu.
 
Les maillots de leaders
Classement général aux temps R. JĂ©rĂ©mie OUEDRAOGO
Classement général aux points R. JĂ©rĂ©mie OUEDRAOGO
 
Liste des partants | Itinéraires horaires
 
Tous les classements
Étape
Individuel temps
Individuel points
Meilleure équipe
Général
Individuel temps
Individuel points
Meilleure équipe
 
Étape par étape
1 mercredi 26 octobre 136 km 
   Kokologo > Boromo
2 jeudi 27 octobre 159 km 
   Pa > Gaoua
3 vendredi 28 octobre 136 km 
   Bouroum-Bouroum > Pa
4 samedi 29 octobre 121.5 km 
   Petit-Bale (Sabou) > Koudougou
5 dimanche 30 octobre 143.5 km 
   Kombissiri > Kaya
6 mardi 1er novembre 91 km 
   Ouagadoudou > Manga
7 mercredi 2 novembre 124 km 
   Tenkodogo > Fada N’Gourma
8 jeudi 3 novembre 77.5 km 
   Fada N’Gourma > KoupĂ©la
9 vendredi 4 novembre 129 km 
   Bousse > Ouahigouya
10 samedi 5 novembre 172 km 
   Gourcy > ZiniarĂ©
11 dimanche 6 novembre 136 km 
   Sapone > Ouagadoudou
Total 1381.5 km 
 
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